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Rédigé parBenedicta Azombo
La liste des finalistes du Prix Ivoire 2026 est désormais connue. Parmi les cinq écrivains encore en lice pour cette 18ᵉ édition figure une habituée des grandes distinctions littéraires : la Camerounaise Djaïli Amadou Amal.
Son roman « Espoir », publié en 2026 aux éditions Emmanuelle Collas, a été retenu parmi 46 ouvrages provenant de 13 pays. Il devra désormais se mesurer aux œuvres de Jocelyn Danga de la République démocratique du Congo, Nétonon Noël Ndjékéry du Tchad, Célia Sanchez du Sénégal et Ephrem Youkpo de la Côte d’Ivoire.
Une nouvelle étape dans un parcours déjà récompensé
Cette sélection intervient dans un parcours où les distinctions se sont multipliées au fil des années. En réalité, Djaïli Amadou s’est faite connaître avec « Walaande , l’art de partager un mari », publié en 2010, avant de poursuivre son travail littéraire avec « Mistiriijo, la mangeuse d’âmes », puis « Munyal, les larmes de la patience » qui est l’une de ses productions les mieux vendus.
Et c’est avec ce roman que sa carrière prend une nouvelle dimension. Publié au Cameroun en 2017, « Munyal, les larmes de la patience » reçoit en 2019 le Prix Orange du Livre en Afrique. Le texte est ensuite retravaillé et publié en France sous le titre « Les Impatientes ».
En 2020, « Les Impatientes » lui permet de décrocher le Prix Goncourt des lycéens. Il aborde les mariages forcés, le viol conjugal et la polygamie, ce qui met alors l’écrivaine camerounaise au cœur de l’actualité littéraire francophone.
L’engagement qui dépasse le cadre littéraire
En effet, depuis ses premières publications, la cinquantenaire construit une œuvre largement consacrée aux réalités sociales des femmes du Sahel.
Avec « Cœur du Sahel » paru en 2022, elle poursuit cette réflexion en s’intéressant au parcours des femmes domestiques. Le roman s’inscrit dans la continuité des thèmes qui traversent son œuvre : les rapports de pouvoir, les violences faites aux femmes et le poids des normes sociales.
En 2021, l’UNICEF la nomme ambassadrice nationale de bonne volonté au Cameroun. Elle s’engage alors aux côtés de l’organisation pour défendre les droits des enfants, avec une attention particulière portée aux jeunes filles.
"Espoir", son nouveau chapitre
Avec « Espoir », Djaïli Amadou Amal se retrouve aujourd’hui dans la course au Prix Ivoire 2026.

Cette sélection constitue une nouvelle reconnaissance pour une écrivaine dont le parcours a déjà été marqué par plusieurs prix et distinctions. Elle intervient également après la réception, en 2022, d’un Doctorat Honoris Causa de la Sorbonne Nouvelle, autre marque de reconnaissance de son parcours.
Pour cette 18ᵉ édition, le Prix Ivoire a retenu cinq finalistes sur les 46 ouvrages enregistrés. Le verdict est attendu le 30 octobre 2026. Le Prix, doté de 3 000 euros, sera officiellement remis le 27 novembre à Abidjan, en Côte d’Ivoire au gagnant.