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Rédigé parBenedicta Azombo
Selon les données publiées le 7 août 2026 par l’Institut national de la statistique (INS), la valeur des importations de produits alimentaires s’est établie à 54 milliards de FCFA entre janvier et mars 2026, contre 65 milliards sur la même période en 2025, soit 11 milliards de FCFA en moins.
Le maïs et le riz en première ligne
Cette année, le recul est principalement lié aux importations de riz, mais aussi à celles du maïs. Les achats de maïs à l’étranger sont passés de 3,9 milliards de FCFA au premier trimestre 2025 à environ 600 millions de FCFA sur la même période en 2026, soit une diminution de près de 85 %.
Le riz reste toutefois le principal produit à l’origine de cette évolution. Car d’après l’institution, le recul de ses importations est lié à l’augmentation des superficies consacrées à sa culture depuis 2024, mais aussi au relèvement des droits de douane. Ces derniers ont augmenté de 5 % pour le riz ordinaire et de 20 % pour certaines catégories de riz de luxe, dans le but de rendre les produits importés moins compétitifs et de favoriser la production locale.
L’enjeu de la production locale
Mais ce recul ne se limite pas à une simple économie sur la facture des importations. Il s’inscrit dans la politique d’import-substitution menée par le gouvernement camerounais pour renforcer la production locale, faciliter l’accès aux intrants, développer les infrastructures agricoles et encourager la transformation sur place.
Au final , les 11 milliards de FCFA économisés au premier trimestre de cette année 2026 constituent donc un signal positif, malgré les réserves de l’institution Nationale de la Statistique. L’institut souligne en effet que si cette tendance se poursuit sans une production locale suffisante, elle pourrait entraîner des tensions sur l’approvisionnement au cours des prochains trimestres.