Dette publique : le Cameroun vraiment à l’abri ?
Avec Une Dette Publique Estimée à 44,3 % Du PIB Au 31 Mars 2026, Le Cameroun Reste Jusqu’à Présent En Dessous Du Plafond Fixé Par La CEMAC. Une Situation Qui Place Le Pays Parmi Les économies Africaines Les Moins Exposées Au Surendettement.
Le Cameroun s’avance vers un changement positif de sa dette publique ? Selon les données publiées par la Caisse autonome d’amortissement (CAA), l’encours de la dette du pays s’élève à 15 416 milliards de FCFA au 31 mars 2026, soit 44,3 % du Produit intérieur brut (PIB). Un niveau qui est largement inférieur au plafond communautaire de 70 % fixé par la CEMAC. À l’échelle régionale, le Cameroun fait même partie du top 3 des pays les moins endettés selon le Fonds monétaire international (FMI).
Pendant que certains pays africains peinent à contenir leur dette, Yaoundé conserve une marge importante. À titre d’exemple, le Soudan affiche par exemple une dette estimée à 187,6 % de son PIB, tandis que le Sénégal approche les 130 %. Même si le contexte économique international est parfois en crise, malgré l’inflation, ces chiffres traduisent une certaine stabilité des finances publiques camerounaises.
Selon plusieurs analystes, cette situation permet au Cameroun de conserver une capacité d’emprunt importante pour financer ses projets de développement, notamment dans les infrastructures, l’énergie ou encore les transports. La dette camerounaise a certes augmenté de 6 % en un an, mais elle reste considérée comme soutenable par les institutions financières internationales. Les autorités mettent notamment en avant une stratégie d’endettement davantage orientée vers des financements à long terme et des projets structurants.
Pour les experts, l’enjeu désormais est de maintenir cette dynamique tout en veillant à ce que les emprunts contractés produisent de véritables retombées économiques. Avec un ratio encore loin des seuils critiques observés ailleurs sur le continent, le Cameroun apparaît aujourd’hui comme l’un des pays africains les plus prudents dans la gestion de sa dette publique.
Benedicta Azombo

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