Infanticides et Féminicides : le gouvernement camerounais hausse le ton
Face à La Recrudescence Des Féminicides, Des Viols Et Des Meurtres D’enfants Enregistrés Ces Derniers Mois Au Cameroun, Le Gouvernement A Décidé De Sortir De Sa Réserve. Réunis Autour Du Ministre De La Communication Le 1er Mai 2026, Sept Départements Ministériels Et Institutions De L’État Ont Annoncé Une Riposte Coordonnée Pour Renforcer La Protection Des Femmes Et Des Enfants Et Lutter Contre L’impunité.
Face à la montée des violences faites aux femmes et aux enfants, le gouvernement camerounais a exprimé sa ferme détermination à lutter contre ce phénomène lors d’une conférence de presse tenue à Yaoundé. Cette rencontre, conduite par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a réuni les représentants du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), du ministère des Affaires sociales (Minas), du ministère de la Santé publique (Minsanté), du ministère de la Justice (Minjustice), de la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) ainsi que du Secrétariat d’État à la Défense (SED).
Selon les autorités, les statistiques recensées au cours des derniers mois traduisent une situation préoccupante. Plusieurs cas de féminicides, de viols sur mineurs et de meurtres particulièrement violents ont suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique. Parmi les affaires ayant marqué les esprits figurent le meurtre de la jeune Divine Mbarga à Yaoundé ainsi que plusieurs cas de viols d’enfants enregistrés dans différentes localités du pays.
Cependant , les responsables présents ont rappelé que les violences faites aux femmes et aux enfants constituent des crimes graves passibles de lourdes sanctions prévues par la législation camerounaise. Les forces de sécurité et les autorités judiciaires ont été invitées à poursuivre avec davantage de rigueur les enquêtes et les procédures engagées. Au-delà de la réponse pénale, les pouvoirs publics misent également sur la prévention. La sensibilisation des familles, des communautés, des établissements scolaires et des leaders locaux figure parmi les priorités annoncées. L’objectif est de favoriser la dénonciation précoce des violences, de mieux protéger les victimes et de renforcer la vigilance collective.
De ce fait, les autorités ont également insisté sur l’accompagnement psychosocial des survivants et des familles touchées. Dans cette dynamique, plusieurs mécanismes d’assistance devraient être consolidés, notamment les structures d’écoute, les centres de prise en charge et les dispositifs de signalement destinés aux enfants en détresse. Le gouvernement travaille par ailleurs à l’accélération de certaines réformes, dont le projet de loi relatif aux violences basées sur le genre et l’opérationnalisation de la ligne verte d’assistance aux enfants. À travers cette mobilisation interministérielle inédite, l’État camerounais souhaite envoyer un message clair : les violences contre les femmes et les enfants ne doivent plus être considérées comme de simples faits divers, mais comme une question majeure de sécurité, de justice et de cohésion sociale.

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