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Douala : un PPP d’environ 58 milliards FCFA envisagé pour la flotte du futur BRT


Le Projet De Bus Rapid Transit (BRT) De Douala Prévoit De Confier L’acquisition Et L’exploitation Des Bus à Des Opérateurs Privés. Cette Composante, Envisagée Sous Forme De Partenariat Public-privé (PPP), Porterait Sur Une Enveloppe De 100 Millions De Dollars, Soit Environ 57,7 Milliards FCFA, Destinée à L’acquisition De La Flotte Appelée à Desservir Le Futur Réseau.


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Publié le 22-06-2026 18:30:32

Cette orientation a été présentée lors du lancement des concertations dans les quartiers concernés par le Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD). Selon Lydienne Ekalle, responsable des infrastructures et du développement urbain au sein de la cellule de coordination du PMUD, le choix de construire de nouvelles voies de rabattement, plutôt que de réhabiliter simplement les routes existantes, répond à une exigence de durabilité.


« Il faudrait qu’on puisse transporter les personnes vers le corridor, et les voies sur lesquelles ces personnes vont circuler doivent être bien aménagées, car l’acquisition des bus et l’exploitation du BRT seront confiées à des opérateurs privés », a-t-elle expliqué.


Des voies de rabattement conçues pour durer 20 ans


Pour attirer les opérateurs privés, le PMUD veut garantir des infrastructures capables d’accompagner la durée d’exploitation du système. Les voies de rabattement devront donc avoir une durée de vie minimale de 20 ans, soit l’équivalent de celle prévue pour le corridor principal du BRT. Or, selon Lydienne Ekalle, les voiries actuellement utilisées dans la ville ne répondent pas à cette exigence. « Actuellement, dans la ville, ces voies de rabattement n’ont pas cette durée de vie », a-t-elle précisé. D’où l’option retenue : aménager de nouvelles voies capables de supporter durablement les flux de passagers appelés à rejoindre les stations du BRT. Le PPP lié à la flotte fait encore l’objet d’une étude de faisabilité et de rentabilité. Ses termes devront être soumis au Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (CARPA), l’organisme chargé d’accompagner l’État dans la structuration des contrats de partenariat public-privé. Les paramètres définitifs de cette opération sont attendus d’ici la fin de l’année 2026.


Un projet global estimé à plus de 335 milliards FCFA


Le lancement des travaux du BRT de Douala est également attendu à la fin de l’année 2026. La première phase devrait porter sur l’aménagement de 12 km de voies de rabattement, pour un budget d’environ 4 milliards FCFA. À terme, le projet prévoit 80 km de voies de rabattement destinées à acheminer les usagers vers les corridors principaux. Le coût global du BRT est estimé à 335,3 milliards FCFA. Le financement annoncé repose principalement sur la Banque mondiale, qui doit apporter 261 milliards FCFA. Le partenariat public-privé contribuerait à hauteur de 62,1 milliards FCFA, tandis que l’État, à travers la mairie de la ville de Douala, mobiliserait 12,4 milliards FCFA. Le futur réseau comprendra quatre lignes totalisant 28 km, avec 48 stations, soit environ une station tous les 500 mètres. Cinq gares sont également prévues comme pôles d’échanges multimodaux : l’ancienne direction des douanes, Ndokoti, PK14, Nelson Mandela et Yassa. Pour Douala, l’enjeu dépasse la seule mise en circulation de bus modernes. Le BRT doit contribuer à réduire la congestion, améliorer la régularité du transport collectif et mieux connecter les quartiers périphériques aux principaux pôles d’activités. Mais sa réussite dépendra de trois conditions : la qualité des infrastructures de rabattement, l’attractivité du PPP pour les opérateurs privés et la capacité des autorités à coordonner les travaux routiers, l’exploitation du réseau et l’intégration avec les autres modes de transport urbain.


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