Yaoundé : La capitale est désormais en marche pour un sommet clé de l’éducation francophone
Du 27 au 1er Mai 2026, Yaoundé accueille la 61ème session ministérielle de la conférence des ministres de l'éducation des États et gouvernements de la francophonie.
Pendant cinq jours, la capitale politique du Cameroun sera le centre des réflexions sur l’avenir de l’éducation dans l’espace francophone, avec la participation de plusieurs ministres, experts et partenaires techniques venus de 44 pays membres. Créée en 1960 et basée à Dakar au Sénégal, la CONFEMEN est la plus ancienne institution francophone spécialisée dans les questions éducatives. Cette session constitue un cadre de concertation entre les États membres pour harmoniser les politiques éducatives, partager les expériences et formuler des orientations communes en faveur de l’amélioration des systèmes d’enseignement. Des décisions attendues pour l’avenir de l’école francophone Cette 61e session s’annonce particulièrement stratégique. En effet, les participants devront notamment adopter le Document de réflexion et d’orientation consacré à la valorisation de la profession enseignante, ainsi que le Plan stratégique 2027-2031 qui fixera les grandes priorités de l’organisation pour les cinq prochaines années. Jusqu’au 1er Mai prochain, les échanges porteront également sur l’exploitation des résultats du PASEC 2024, programme d’évaluation des performances des systèmes éducatifs francophones, ainsi que sur la préparation de la prochaine édition prévue en 2028. Au-delà des questions techniques, les assises de Yaoundé offriront un cadre de réflexion sur l’adaptation des systèmes éducatifs aux mutations technologiques, sociales et économiques actuelles, avec en ligne de mire une meilleure préparation de la jeunesse aux défis contemporains. Pour le Cameroun, l’accueil de cette rencontre constitue une vitrine diplomatique et institutionnelle de premier plan. Désigné pays hôte lors de la précédente session tenue en avril 2024, le pays entend faire de cet événement une réussite organisationnelle et un levier de rayonnement dans l’espace francophone. Les autorités assurent d’ailleurs que toutes les dispositions ont été prises pour garantir le bon déroulement de ce rendez-vous de grande envergure. Le ministre de l’Éducation de Base, le Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, qui préside le comité national d’organisation, supervise personnellement les préparatifs en liaison avec les autres administrations concernées. À travers cette session, Yaoundé se positionne temporairement comme la capitale de l’éducation francophone, dans un contexte où les enjeux liés à la qualité de l’enseignement, à l’équité scolaire et à la modernisation des apprentissages occupent une place centrale dans les politiques publiques.
Benedicta Azombo

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