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CEMAC : la BEAC fixe un nouveau calendrier pour le rapatriement des recettes d’exportation


La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a annoncé, le 23 avril 2026, le relèvement progressif du taux de rapatriement des recettes d’exportation des entreprises extractives de la CEMAC, qui passera de 35 % à 70 % d’ici 2028, afin de renforcer les réserves de change de la sous-région.

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Publié le 28-04-2026 14:28:54

La BEAC impose progressivement aux entreprises du secteur extractif de rapatrier une part plus importante de leurs recettes en devises afin d’accroître les réserves de change de la CEMAC. L’objectif est de renforcer la disponibilité des devises pour les importations et de consolider la stabilité du franc CFA, tout en mettant en place la réforme de manière graduelle pour limiter les tensions avec les investisseurs et préserver l’attractivité du secteur. Au Cameroun, cette mesure pourrait améliorer la disponibilité des devises, même si elle ne règle pas toutes les faiblesses du système. Dans une instruction par son gouverneur, Yvon Sana Bangui, l’institution annonce le relèvement progressif du taux de rapatriement des recettes d’exportation des entreprises extractives. À partir du 1er janvier 2027, celles-ci devront reverser 50 % de leurs devises à la banque centrale, contre 35 % actuellement. Le seuil passera à 70 % en janvier 2028. Cette obligation couvre notamment les recettes tirées des hydrocarbures, des activités minières, des redevances ainsi que des profits liés à l’exploitation des ressources naturelles. Le Cameroun en première ligne des effets attendus Au Cameroun, où le pétrole reste l’un des principaux produits d’exportation et où plusieurs projets miniers sont en développement, la mesure pourrait accroître le volume de devises injecté dans le circuit bancaire régional. Mais une partie importante des ressources, notamment les fonds destinés à la réhabilitation des sites d’exploitation, reste en dehors du dispositif. Un manque à gagner important pour la banque centrale, qui laisse en suspens une part significative des ressources encore hors de son contrôle. Renforcer les réserves de change La BEAC vise à financer les importations de ses pays membres et soutenir la stabilité du FCFA. En relevant progressivement le taux de rapatriement, la BEAC veut renforcer ses réserves de change sans trop brusquer les investisseurs.

Bénédicta Azombo

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