Accès à l’eau potable : la CAMWATER annonce la fin des pénuries dans l’extrême Nord dès juillet 2026
La ville de Maroua pourrait bientôt connaître un changement majeur dans son accès à l’eau potable. La CAMWATER annonce la fin des pénuries chroniques dès juillet 2026 grâce à un vaste projet de modernisation et de renforcement du réseau hydraulique.
La promesse est claire : en juillet 2026, Maroua pourrait enfin sortir du cycle des pénuries d’eau qui rythment le quotidien de ses habitants depuis des années. C’est ce qu’a laissé entendre la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) à l’issue d’une mission d’inspection conduite dans la ville. Sur le terrain, les travaux avancent autour d’un projet de grande ampleur. L’objectif est de tripler la capacité de production, en passant d’environ 5 000 à 20 000 m³ d’eau potable par jour. Une évolution qui, si elle se concrétise, devrait changer la donne pour des milliers de familles du septentrion. Parlant de la distribution, de nouvelles canalisations sont en cours de pose sur près de 78 kilomètres afin de mieux desservir les quartiers souvent oubliés. Des forages industriels, un grand réservoir de stockage de 5 000 m³ et des groupes électrogènes viendront compléter le dispositif pour éviter les interruptions en cas de coupure d’électricité. Dans les quartiers de Maroua, l’attente reste forte. Beaucoup de ménages continuent de dépendre des puits ou de longues files devant les points d’eau, surtout en saison sèche. Pour ceux-ci, ce projet est attendu « comme une réponse concrète à un problème qui dure depuis des années et qui désormais leur quotidien ». La CAMWATER insiste également sur un autre point : le raccordement des ménages. L’entreprise appelle les populations à profiter des branchements sociaux en cours pour intégrer le réseau dès sa mise en service. Avec cette transformation hydraulique, le Cameroun démontre une fois de plus que des solutions locales ambitieuses peuvent répondre durablement aux besoins des populations. Si le calendrier est respecté, Maroua pourrait donc vivre en 2026 un tournant important dans son accès à l’eau potable, avec un réseau plus étendu et plus régulier.
Benedicta Azombo

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