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Ntyam Princia Minko : La Camerounaise parmi les 50 meilleurs étudiants au monde

Âgée seulement de 19 ans, la jeune adolescente a un parcours remarquable. Elle a été comptée parmi les 50 meilleus étudiants dans le monde. Grâce à un programme organisée par la Varkey Foundation and Chegg, une organisation philanthropique mondiale à but non lucratif, basée au Royaume-Uni.

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Rédigé parCyrielle Evenga
Ntyam Princia Minko : La Camerounaise parmi les  50 meilleurs étudiants au monde
Illustration Excellence Tribune - Droits Réservés

Comme conditions d’admission à ce programme: écrire 4 000 mots par rapport à un sujet qui vous est soumis. Bien que Princia pensait ne pas être à la hauteur de ce qui l’attendait, elle décide quand même de postuler le dernier jour. Après quoi, elle reçoit un mail qui vient confirmer sa place parmi les 50 meilleurs étudiants au monde.

La jeune fille évolue dans le bénévolat depuis sa tendre enfance.

À l’âge de 12 ans, Ntyam Princia travaillait déjà sur des projets en rapport avec le bénévolat. Elle s’y intéresse davantage à l’âge de 14 ans en rejoignant l’UNICEF Cameroun, le ministère de la Communication et le PNASED pour s’investir dans le bénévolat.

« J’ai déjà participé à environ 30 programmes internationaux. » À l’âge de 12 ans, Ntyam Princia travaillait déjà sur des projets. Elle s’intéressait notamment à la mise sur pied d’applications.

Princia  a également  participé au programme London International Youth Science Forum (LIYSF), l’un des forums scientifiques d’été les plus prestigieux au monde, destiné aux jeunes.

Réunissant 500 jeunes scientifiques de plus de 80 pays, ce programme dure deux semaines à Londres. Ntyam Princia est la première Camerounaise en 66 ans à avoir été entièrement parrainée pour participer à ce programme. « Ça fait plaisir de voir qu’on ne devra pas attendre 300 ans pour envoyer une autre personne. Je voudrais que ça continue comme ça. » En présence de nombreux Camerounais, la jeune fille ne manque pas de remarquer que les Camerounais sont intelligents. « Sur neuf pays africains, le Cameroun est rentré avec la première place et deux autres awards.»

Un constat  qui nourrit son engagement

Ayant fait le constat de toujours observer les jeunes des pays occidentaux à la télévision remporter des distinctions, elle se demandait : « Pourquoi il n’y a pas de Camerounais ? »

À partir de là, elle s’est donné un défi : être cette Camerounaise au-devant de la scène. Et à ce jour, elle a su affronter de nombreux jeunes occidentaux lors de ces programmes. « C’est une chose d’avoir l’opportunité et c’est une autre chose de postuler et d’être retenu.»

Elle décide alors, de mettre sur pied Renai Africa. Une organisation à but non lucratif, où plusieurs étudiants africains ont la possibilité de saisir des opportunités à l’international. 1200 membres y sont actuellement inscrits.

Même si la jeune fille croit que plusieurs personnes négligent vraiment l’impact du bénévolat dans leur parcours, elle estime que ces programmes ont été d’une aide considérable pour elle. Aujourd’hui, sa plus grande fierté est de voir l’un de ses confrères être admis dans plus de 39 programmes en 100 jours au travers de Renai Africa.

Princia envisage, d’ici l’an 2035, impacter 10 000 jeunes. Elle affirme : « J’aimerais que d’ici cinq ans, quand on parle des femmes inspirantes en Afrique, on prononce Ntyam Minko. »

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