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Venise 2026 : 51 ans après, le Cameroun signe un retour remarqué avec deux prix
Le réalisateur camerounais Auguste Bernard Kouemo Yanghu a remporté deux distinctions à la 83e Mostra internationale d’art cinématographique de Venise. Son premier long métrage, « La Maison du vent », a été récompensé le samedi 12 septembre.
BA
Rédigé parBenedicta Azombo
Illustration Excellence Tribune - Droits Réservés
Le cinéma camerounais signe son retour à la Mostra de Venise 51 ans après la sélection de « Muna Moto », du réalisateur Jean-Pierre Dikonguè-Pipa. Pour cette nouvelle présence sur les écrans de la Mostra, le Cameroun ne repart pas les mains vides :« La Maison du vent », premier long métrage d’Auguste Bernard Kouemo Yanghu, décroche deux récompenses dans la section Orizzonti.
Présenté en compétition dans cette section de la Mostra, le film, un drame de 102 minutes tourné en français et en langue locale ( bafang ), a reçu le Prix spécial du jury et le Prix Luigi De Laurentiis, également appelé Lion du Futur.
Un retour remarqué à Venise
Il faut en effet remonter à 1975 et à la sélection de « Muna Moto » du réalisateur Jean-Pierre Dikonguè-Pipa pour retrouver trace d’une œuvre camerounaise sur les écrans de la Mostra. 51 ans plus tard, « La Maison du vent » renoue avec cette histoire portée par une écriture cinématographique différente mais tout aussi personnelle.
Cette fois-ci, le passage du Cameroun à Venise ne s’est pas arrêté à une simple sélection. Le film repart avec deux récompenses, donnant à cette nouvelle présence camerounaise une place particulière dans le palmarès de l’édition 2026.
Une histoire inspirée d’un vécu familial
« La Maison du vent » raconte le quotidien de Josette, une femme de 80 ans qui vit seule à Yaoundé après le départ de ses enfants vers l’Occident. Sa rencontre avec Sarah, une jeune femme de son quartier, vient progressivement bouleverser cette routine marquée par l’absence et la solitude.
Réalisateur et scénariste du film, Auguste Bernard Kouemo Yanghu s’est inspiré de la solitude de sa propre mère. À travers cette histoire, le réalisateur parle de l’éloignement des enfants, de la solitude laissée derrière eux et des liens qui peuvent se créer malgré la différence d’âge.
Le moment fort de la soirée reste la remise du Lion du Futur que le réalisateur a dédié à sa mère, décédée d’un cancer.
Au-delà de l’exploit, Auguste Bernard Kouemo Yanghu signe un retour remarqué du cinéma camerounais à Venise. Une consécration qui met en lumière une nouvelle voix du cinéma national et donne à « La Maison du vent » une place particulière dans l’histoire de la présence camerounaise à la Mostra.
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